Escalade du Magicien d’Oz (Voie Piola) à Barberine

L’objectif du jour

Le dernier jour de météo clémente avant le dernier assaut de l’hiver. Il neigera quelques jours plus tard. C’est pour cela que Yan a choisi ce spot à 30 minutes de Chamonix en voiture et a pris une corde supplémentaire pour redescendre rapidement en rappel au cas où. En effet, la météo annonçait l’arrivée de la pluie plus tard dans la journée. Et pour arriver, elle arriva…

Arrivée à 9h en bas de la voie. On a un peu l’impression de voir le Half Dome du Yosemite, toute proportion gardée bien sûr. Il ne s’agit ici que de ma seconde expérience en grande voie après la Frison-Roche au Brévent (Chamonix) il y a quelques années. On monte d’un cran en longueur (400m) et en difficulté (6b). Heureusement que je m’entraîne un peu en salle à Paris car c’est suffisamment physique et technique.

Nous sommes deux avec Yan Bini qui exerce à la vénérable Compagnie des Guides de Chamonix et qui grimpera en tête avec brio tout le long. Yan est impressionnant d’aisance. De fait, quand parfois il ralentit, je me dis que pour moi, à ces mêmes endroits, ça ne sera pas de la tarte. J’étudie et mémorise ses gestes, ses placements afin de m’aider dans ma progression quand ça sera mon tour.

J’ai noté au moins 3 difficultés (ponctuées d’autant de vols), notamment la petite traversée où il n’y a quasiment ni prises de pieds ni prises de mains. De plus, le rocher mouillé accentua encore la difficulté.

LE rayon de soleil

Nous avons croisé une autre cordée de 3 sympathiques grimpeurs qui nous ont gentiment laissé les dépasser. Au début c’était un mélange de nuages et d’éclaircies avec quelques rayons de soleil et puis le vent s’est levé très rapidement et quelques gouttes se firent sentir. On pensait faire demi-tour mais le crachin s’est arrêté. Nous avons donc décider de continuer en forçant le pas.

Yan Bini

Yan qui assure, à tous les sens du terme

Nous pensions arriver à la dernière longueur mais il en restait encore une. Et c’est là que la flotte a commencé à tomber dru. Il a fallu s’arracher car je commençais à fatiguer et le rocher glissant n’arrangeait pas les choses. L’autre cordée avait décidé de descendre en rappel car il leur restait encore plusieurs longueurs.

Enfin, on déboucha au sommet un peu avant 13h soit 4 heures de grimpe et de bonheur. Moment de complicité et un grand merci à Yan qui a mené cette sortie de main de maître. La descente de 30 minutes en marchant fut casse gueule et glissante par endroits, il fallait rester vigilant.

Pour résumer : très beaux paysages, voie moderne et bien équipée, assez homogène et ambiance. Une sortie à faire !

Yan Bini


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